COEUR
DE LA CÔTE ! 
Une
longue histoire ciselée par les traditions.
Gevrey-Chambertin est le village de la Côte à l'histoire
la plus ancienne. On y a trouvé trace d'habitations préhistoriques
dans la Combe Lavaux, une communauté gauloise y prospéra,
l'occupant romain y construisit villas, fermes et plus modestes
demeures; Le Doyen des clos bourguignons y est niché,
crée par l'abbaye de Bèze en 630, d'où son
nom, "Clos de Bèze", inchangé depuis
ses origines ! De longue date, Gevrey fut le finage le plus convoité comme
l'atteste la présence des moines bénédictins,
dès le début de l'ère chrétienne,
d'où "La Combe aux Moines", et des moines clunisiens
dès leur fabuleuse ascension au 9ème siècle.
Ces derniers réussirent
à posséder beaucoup des meilleurs climats pendant
toute la période du Haut Moyen Age. Les très puissants évêques
de Langres, la capitale des anciens Lingons, voulurent être
propriétaires ici également dès cette période
de l'histoire, réussissant même à acheter
le "Clos de Bèze" en 1217, profitant d'un terrible
incendie qui affaiblit l'abbaye de Bèze ! Les religieux
de l'abbaye de St Bénigne, communauté de la métropole
montante de la fin du premier millénaire, Dijon, furent
d'emblée présents sur le vignoble de Gevrey. L'histoire
du "respectable Halinard", religieux du 11ème
siècle en cette nouvelle communauté, est édifiante.
Elu archevêque de Lyon, confirmé dans cette fonction
par l'empereur Henri III, il se déclara indigne de prendre également
la charge d'aumônier de Gevrey-Chambertin. Il l'accepta
plus tard, sur ordre de Rome ! C'est dire l'importance de ce
beau finage de Gevrey dès le Moyen-Age.
La Glorification du terroir
Gevrey-Chambetin se trouve aujourd'hui le plus grand finage de
la Côte ( plus de 600 hectares de vigne ), le plus titré en
grands Crus ( 9 sur 23 ), le mieux doté également
en Premiers Crus avec le plus célèbre d'entre eux,
le Clos St Jacques, le plus diversifié également
pour l'appellation
"Village" avec une vingtaine de "climats" revendiqués
!
Un gros bourg accueillant
Le visiteur amoureux des belles pierres, des paysages émouvants,
des vins parmi les plus prestigieux de la planète et des
bonnes tables, sera comblé
à Gevrey-Chambertin. Caveaux de dégustation, cavistes,
restaurateurs y ont uni leurs talents pour le bonheur des amoureux
de l'authentique. Comme son fabuleux finage se décline
en une mosaïque de climats à la diversité
insondable, sa gastronomie se révèle à nos
papilles sur tous les registres de l'excellence. Cartes des vins
inoubliables ( l'une d'entre elle est sans doute la plus riche
au monde ), recettes à l'inventivité renouvelée
chaque printemps, bonne humeur garantie, en route pour l'initiation
! On pourra ensuite admirer les belles demeures, les maisons
vigneronnes plus modestes, l'église fièrement campée à l'orée
de la combe Lavaux, le cellier des dîmes, l'aumônerie,
le Clos St Jacques et tous les climats qui font rêver la
planète des oenophiles : Clos de Bèze, Chambertin,
Latricières, Griotte Chambertin, Clos des Ruchottes.
Le Tacot
A la fin du 19ème siècle est né le projet
d'un tramway reliant Dijon à Beaune.
Le tracé retenu par les hautes Côtes devait permettre
le développement d'une région très isolée à
l'époque et évitait également le passage
délicat dans le vignoble entre Gevrey-Chambertin et
Beaune.
Le tramway électrique entre Dijon et Gevrey-Chambertin
fonctionne dès 1908.
Des travaux importants sont nécessaires pour le second
tronçon, tunnel et pont de la combe Grisard, en particulier
entre Gevrey-Chambertin et Morey St Denis. Ils sont par ailleurs
interrompus à plusieurs reprises en raison de la guerre.
Il faudra attendre 1921 pour que le chemin de fer atteigne
Chamboeuf, Semezanges, Ternant, l'Etang Vergy, Messanges et
Beaune.
Le fonctionnement sera de courte durée : en 1933, le
train s'arrête. Seule la liaison Dijon-Gevrey est maintenue
jusqu'en 1953

La liaison du tacot entre Gevrey et Brochon
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